14 décembre 2009
Offrir à Noël des truffes à volonté ?
Pour faire suite à mon billet précédent de cadeaux ou idées Gourmetise pour Noël (à lire ici), vient maintenant un produit hautement convoité et apprécié, mais assez onéreux : la truffe.
Avec les Ronds de Sorcière, ce dileme est (quasiment) résolu. Ils vous proposent de posséder un chêne truffier sans en avoir les contraintes de gestion de la culture. Vous achetez un chêne et profitez du rendement du total de la parcelle au prorata des chênes en votre possession.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le billet que j'avais rédigé l'an passé.
Voici donc une belle idée de cadeau originale et durable.
En termes de coûts :
- millésime 2007 : 276 €
- millésime 2008 : 238 €
- millésime 2009 : 192 €
Pour info, les tarifs sont différents en fonction du millésime non pas par rapport à laquelle de chaque millésime, mais par la durée d'environ 5 ans pour qu'un chêne truffier produise ses diamants noirs. Alors, plus le millésime est âgé, plus vite vous profiterez des truffes.
Personnellement, je suis extrêmement tentée, mais je suis un peu frileuse quant à leur volonté, pourtant compréhensible, de conserver secret les plants. Et vous, serez-vous moins frileux ? Si vous avez déjà commandé ou si vous connaissez quelqu'un qui en possède un, faites nous partager votre expérience. En même temps, les premiers plants datants de 2007, il va falloir encore attendre 3 ans pour avoir les premières récoltes de truffes.
11 décembre 2009
Les surprises de Noël des artisans chocolatiers
Les fêtes de fin d'année approchent à grands pas, et avec elles, bon nombre de créations culinaires émergent. J'ai décidé de vous livrer tout au long des semaines qui suivent mes découvertes pour ravir vos foyers et/ou tous vos invités.
Dans un premier temps, je me suis rapprochée de quelques artisans chocolatiers afin de répertorier toutes leurs créations.
Viendront ensuite des idées :
- de bûches réalisées par des chefs pâtissiers emblématiques
- de cadeaux autour de la truffe
- de produits raffinés tels le Bellotta
Je vous livre donc, ci-dessous, un éventail (en ordre décroissant de préférence, de mon point de vue) de quelques créations, féériques pour certains, classiques pour d'autres, parfois pas très originales. NB : je ne les ai pas encore tous visités, ce billet sera mis à jour au fur et à mesure de mes rencontres, découvertes.
PIERRE MARCOLINI :
Cet artisan chocolatier belge a véritablement prit le sujet à bras le corps en produisant des créations inspirées et réellement propres à la toutes formes de Gourmetise. "Bonnet de Père-Noël" bas, Monsieur Marcolini ;=)
- Un sapin au chocolat noir, blanc ou au lait, à placer au centre de la table et à partager en fin de repas. Concenrnant le sapin au chocolat au lait, il est composé de 50% de cacao (origine : Java) au lieu des 35% habituellement. Ce sapin est une déclinaison de son rôcher au lait aux amandes et aux fruits secs. J'ai pu goûter la version chocolat blanc, un festin ! Prix : 48€.
- Boules de Sapin tout en chocolat enfermant des truffes au caramel tonka. Pris = 78€
- Une étoile féérique. Les pointes de l'étoile sont en praliné, les truffes l'entourant sont au caramel tonka.
Puis viennent les marrons glacés, des sujets en chocolat
PATRICK ROGER (Meilleur Ouvrier de France) :
Inspiré de la même manière, son travail s'est penché sur le sapin au chocolat noir ou chocolat au lait à disposer au centre de la table et à partager avec vos convives en fin de repas. En terme de saveurs, ce sapin correspond à son "allégorie" revisitée (amandes caramélisées; orange et raisin), disponibles en 8 tailles. Le prix n'était pas connu au moment de ma visite et sera fonction du poids (vraissemblablement le sapin ci-dessous coûterait 69€).
Par ailleurs, il a réalisé des sujets en pâte d'amande qui peuvent rejoindre les sapins de Noël. 9€, les petits.
Et les incontournables marrons glacés. Je tiens tout de même à noter mon intérêt pour un emballage un peu différent de ses confrères qui optent systématiquement pour un emballage doré, si classique, si évident. 3€ pièce.
Le meilleur pour la fin, mais malheureusement pas pour la faim, car ce qui vient est une oeuvre gandeur nature ou presque (...) qui sera reprise et fondue à la fin des fêtes. Pour les néophytes de Patrick Roger, cet artisan n'a de cesse de thématiser avec beaucoup de génie et de créativité ses boutiques. Pour les fêtes, la thématique s'articule autour des montagnes mythiques de notre planète. Rue de Rennes arbore le Mont Fuji, non enneigé mais chocolaté. A sa base, des sapins en amandes.
J'adore. Et après son mémorable mur de Berlin, il sait toujours théâtraliser majestueusement ses écrins. Et cette fois ca, honneur aux montagnes. Dommage que je ne puisse pas me rendre dans toutes ses autres boutiques, j'aimerai bien visualiser les autres montagnes. Pour information, pour sculpter le Mont Fuji, Patrick Roger y a passé une demi journée. Celà semble important, mais si peu face au mois et demi pour réaliser son mur de Berlin !
J'allais oublié de partager un secret, pour les gourmets, foncez vite dans les boutiques les 23 et 24 décembre pour profiter des truffes à la truffe noire. Je ne connais pas le prix, mais j'espère que mon pouvoir d'achat sera acceptable... Et vers le 10/15 décembre, arrivée des truffes au whisky.
JEAN-CHARLES ROCHOUX :
Plus traditionnel, mais merveilleusement travaillé, Jean-Charles Rochoux célèbre l'aspect religieux de Noël. Pour la 2eme création, comptez 37€.
Et succombez véritablement pour ses petites truffes au chocolat, à se rouler par terre. Personnellement, je n'ai pas attendu les fêtes et j'ai craqué pour une boîte de 6 à 2,50€...
Je tiens aussi à rendre hommage à la décoration de sa boutique.
PHILIPPE PASCOET :
Malheureusement, quand je m'y suis rendue, la boutique attendait les produits les plus emblématiques. Alors, je vous présente les oeuvres que l'artisan a réalisé, en attendant, visiblement, des boules de sapin.
Cartes postales (12€), CD Rom (9€) et marrons glacés (2,5 € pièce)
CACAO ET CHOCOLAT
Pas trop d'efforts chez Cacao et Chocolat qui a simplement proposé ses bonbons de chocolat dans 2 emballages différents faits à la main au Népal. La contenance est la même pour chaque packaging : truffes pralinés à la fleur de Badiane ou truffes ganaches aux 4 épices (gingembre, clous de girofle, cannelle et piment). Alors craquez simplement pour un choix de couleur, pas de quoi se torturer le méninges... Prix : 25€ pour la plus petite, 37€ pour la plus grande.
Et encore et toujours des marrons glacés, des puzzles, des orangettes confites enrobées de chocolat noir et les mêmes truffes des emballages présentées ci-dessus, à l'unité.
LA REINE ASTRID :
Cette marque de chocolat a traité le sujet autour de la bûche, aussi à présenter (ou non) en centre de table et à partager en fin de repas.
La petite est une bûche aux fruits secs et oranges confites avec des perles d'argent. Prix : 15€
Vient la plus grande, aux fruits secs (noix, amandes, pistaches et oranges confites) proposée au chocolat au lait, noir ou blanc. Elle est assortie de 10 bonbons de chocolat à choisir. Elle est vendue entière (pour 4 personnes à 58,50€), en l'état, ou à la coupe (73,50€ le kilo).
Personnellement, à choisir, j'opterai pour leur chocolat phare, le "Cherchemidi" (praliné à l'ancienne croustillant, feuilletine à l'intérieur)
DEBAUVE ET GALLAIS :
Chez Debauve & Gallais place au classicisme avec des chocolats en papillottes et d'autres chocolat qui garnissent des boîtes très traditionnelles.
Bon, en même temps, avec une boutique aussi "cossue" la marque ne pouvait pas aller plus loin, non ?
Personnellement, je ne connaissais pas ce chocolatier, mais je ne suis pas convaincue de refléter leur cible...
Pour finir, cliquez sur le fichier pour accéder aux adresses : LISTING
02 décembre 2009
Concept de restauration de tartes : Tarte Kluger
Depuis plusieurs semaines, tout le monde en parle, la presse féminine essentiellement fait des éloges de ce nouveau concept de restauration, je ne pouvais pas passer à côté.
Située au numéro 6 de la rue Forez, Tarte Kluger se fait discret. Il faut vraiment avoir l'envie d'y aller, car cette rue planquée dans le 3eme arrondissement héberge ce nouveau concept un peu en catimini, je vous laisse observer.
Vous ne voyez pas de restaurant ? Et là ?
Non plus ? La magnifique porte en bois encastrée entre deux murs blancs ? C'est ici, vous êtes arrivé(e)s chez Tarte Kluger.
Magnifique cette porte, mais forcément très engageante. On pourrait craindre, en l'ouvrant, de tomber nez à nez avec un bouledogue qui tient sa garde du jour de sa vieille maîtresse endormie et toute ronflante dans son fauteuil branlant Louis XVI...
Passons le doute, ouvrons.
Deux immenses tables d'hôtes sont là pour nous accueillir et qui font face à un immense laboratoire. Heureusement, il était 13h passées, nous avons pu y déjeuner, mais généralement, le restaurant est plein à craquer. Ouf !
Personne ne pourra se demander ce que nous y mangeons, ce serait faire une insulte à la personne qui a déniché ce nom. Des tartes, bien entendu. Elles sont affichées sur une grande ardoise.
4 tartes salées (Carottes, coriandre, citron / Crevettes, endives / Potiron, marron, champignons / Jambon, bacon, parmesan) et 2 sucrées (Chocolat / Figues, amandes). Choix restreint mais qui propose tout de même au moins une recette assez consensuelle. A emporter, 5€ la part de tarte et sur place avec une salade 9€, ce n'est pas donné, mais elles doivent être excellentes.
J'opte pour la Carottes, coriandre, citron
et Chocolat pour le dessert.
La personne qui m'accompagne, opte lui pour la Potiron, marron, champignons
et la Figue, amandes pour le dessert.
Place à la dégustation. Sincèrement, c'est plutôt savoureux, les recettes sont bien travaillées, mais je ne suis pas totalement emballée. C'est bon, mais pas de quoi casser 3 pattes à un canard tout de même.
Et avant de partir, vous pouvez aussi acheter des livres, des confitures etc... le tout présentés dans une bibliothèque alléchante.
En conclusion, de mon point de vue, ce concept peut avoir de beaux jours devant lui dans la mesure où il a opté pour du mono produit, plutôt bien éxécuté. Son chiffre d'affaires, à mon avis, n'est pas réalisé par la boutique, mais par des commandes sur des événements, une prestation Traiteur (fêtes, mariage, anniversaire, séminaire, réunions...). Et ils ont raison de diversifier, bien entendu.
Maintenant, affirmer que "c'est une révolution", je n'irai pas (surtout pas...) jusque là. Je regretterai encore et toujours ma Tarte Julie bien aimée qui réalisait des tartes exquises et qui a toujours planqué sa recette secrète de pâte sucrée. Un mélange de multiples farines bien sélectionnées et au final une pâte caramélisée à souhait, à s'en lécher les doigts. Les tartes de Tarte Julie s'avalaient jusqu'à la dernière miette, aucun trottoir ne restait sur l'assiette, c'était même le meilleur. Leur tort a été, éventuellement, d'être mal accompagnés et surtout de pas avoir marketé un tant soit peu le concept.
Qu'en dit Floriant qui a d'ailleurs en tête de monter un concept ? Mais je n'en dirai pas plus pour le moment, mais j'espère bien être la première à en parler ;=)
1/ Alors, ton avis général sur Tarte Kluger ?
L'idée du concept est très bonne. En revanche, je ne trouve pas le concept abouti, surtout après le nombre d'articles lus dans la presse ces dernières semaines. Il manque quelque chose. Le cadre est surprenant, notamment l'entrée dans la boutique qui se fait par une porte d'immeuble. C'est assez étonnant d'être dans une boutique de tartes et de ne pas visualiser les produits (pas de vitrines...). La vue directe sur le laboratoire de production ne contribue pas à rendre le cadre sympathique.
2/ Miam Miam ? Miam ? Bof ? Beurk ?
Miam. La qualité des produits est plutôt bonne, par rapport à ce qu'on peut trouver sur le marché.
3/ Y reviendras-tu et recommandera-tu Tarte Kluger à ton entourage ?
Je ne ferai pas le détour pour y aller, mais si je suis dans le quartier, pourquoi pas.
4/ Qu'est ce qui symbolise la Gourmetise chez Tarte Kluger ?
Les tartes sucrées.
Si vous voulez en savoir plus : http://www.tarteskluger.com/
Et mon petit clin d'oeil pour finir cette dégustation :
Floriant me recommande chaudement de me rendre à 3 pas de Kluger au concept store Merci et j'y croise cette magnifique Fiat 500 flambant neuve (...) portant un sapin. Quelques petites images en supplément de ce concept store gigantesque et gorgé de merveilles de décoration, mobilier, vêtements...
01 décembre 2009
Picadilles, une fin annoncée ?
J'ai récemment lu là, qu'il semblerait que le concept Picadilles serait en liquidation judiciaire.
Pour rappel, ayant testé le concept il y an environ (à lire là), je n'avais pas été emballée. D'après mon confrère, le concept "ne répondait pas aux attentes des consommateurs".
De mon côté, je pense surtout (mais sans preuve) que le concept imaginé au démarrage a subit des actions correctives un peu trop rapides et brutales pour finir, en effet, par un concept peu attractif. A qui la faute ? Les fondateurs ? Unibail ?
Je trouve bien triste que le concept rende sa serviette alors qu'il avait remporté le 1er prix du 1er concours des Jeunes Créateurs de Commerce par Unibail.
Je trouve aussi dommage qu'un concept ne prenne pas le temps de s'installer et subisse des virages trop vifs, faute de trouver immédiatement sa clientèle. Le lieu d'implantation n'était peut être pas le bon, l'espace trop petit, la cible mal choisie...
Cette aventure est une expérience à prendre en compte pour tous les futurs entrepreneurs dans la restauration. Tout le monde ne peut pas se lancer sur ce marché sans bien en maîtriser tous ses contours, toutes ses contraintes. La réflexion conceptuelle est fondamentale, mais elle ne peut se passer par une véritable stratégie d'implantation.
Maintenant, peut-être que les fondateurs croient toujours en leur concept et peut-être vont ils suivre leur intuition en recherchant un autre emplacement plus à la portée de leur concept et en conservant leur idée de départ, des brochettes à foison accompagnées de recettes hyper originales et savoureuses qui puissent nous transporter dans des univers sensoriels du monde entier. Bon, il leur faudra aussi retrouver une motivation évanouie mais aussi disposer des moyens financiers nécessaires...
30 novembre 2009
Chips from London
Dans un précédent billet je vous faisais partager ma joie non dissimulée de pouvoir posséder un superbe calendrier de l'avent ramené par mon mari de Fortnum & Mason à Londres. Dans son chariot, il a aussi ramené des chips qui l'ont interpellé par leur packaging. En voici un aperçu, dégustation à l'appui.
CHIPS AU POIVRE "PIPERS CRISPS":
Sincèrement, ce packaging tranche avec tous ceux de ses concurrents, le visuel donne le ton, observons maintenant les fameuses chips.
Vraisemblablement, le poivre n'a pas été oublié dans la recette. Il est bien incrusté dans les chips. Gageure ou pas ? Vérifions...
Au premier toucher, la langue est pénétrée par une douceur plutôt salée que poivrée... On se serait moqué de nous ??? Maintenant, nos dents passent à l'acte.
Et là, je crie : Oh feu les pompiers... ! Mais quel bonheur, me voilà propulsée en Inde avec tous ses plats épicés. J'adore le poivre, j'adore l'Inde. Ces chips sont excellement préparées et je vous assure que votre imaginaire restera en Inde durant de très longues minutes. Bravo !
CHIPS AU FROMAGE (cheddar) ET OIGNONS "CRIPS":
A nouveau un packaging sublime qui nous fait tout de même un peu hésité. Vais-je oser ouvrir le paquet et vais-je oser défier ces ours peu rassurants ? Bon, qui ne tente rien, n'a rien et même si le dicton dit qu'on n'obtient rien par la force, moi, je ne crains pas ces petites bêtes.
Voilà, après avoir pris des risques démesurés, j'y suis. Les sésames se présentent à moi et je me dis que j'ai bien fais d'écouter ma petite voix.
Et que donnent ces chips ? En un mot : Excellentes ! L'oignon est en place, le fromage en mineur. Une pointe de ciboulette amène cette dose de fraîcheur très, très agréable. Et en plus, la promesse "Big on flavour.." est réelle et "Lower in fat" déculpabilisante... A noter, ces chips ne sont pas frites, pas de gras, pas le choix, on les croque. Et oui, vite déballées, vite dévorées, 15 minutes après ouverture, les chips ont disparues...
En résumé, Londres est fréquemment cité en référence pour son avance en produits ou concepts de snacking. Je ne m'y suis pas rendue, mais avec ces chips j'ai déjà un début de preuve. Deux solutions pour nous petits français :
1/ on se débarrasse de nos préjugés et on se persuade que nous sommes capables de développer des recettes aussi savoureuses
2/ on importe ces produits pour les implanter dans les épiceries ou convenience stores (La Grande Epicerie, Daily Monop, chez Jean), dans tous les concepts de restauration dignes de ce nom (Cojean & Co) voire même la Distribution Automatique. Ceci étant, je vais enquêter, mais je crois avoir déjà croisé, à minima, les Pipers Crisps.
Go, go, go !!!















































































